effectifs et depenses · mis à jour le 06/07/2026 · licence ODbLCe fichier photographie chaque année un total. Il ne suit personne d'une photo à l'autre. Trois questions naturelles lui échappent donc par construction :
On compte les personnes soignées, pas les diagnostics. Une personne soignée cinq ans est présente sur cinq photos, un nouveau cas n'est pas distingué d'un ancien.
Une personne qui meurt disparaît simplement de la photo suivante, exactement comme une personne guérie ou restée sans soin cette année-là. Les trois sorties sont indiscernables.
Sans diagnostic, pas de remboursement, donc pas d'existence dans le fichier. Et rien ne permet d'estimer leur nombre.
Avant 60 ans, les barres des deux sexes sont presque à la même hauteur. Après 75 ans, celles des hommes sont deux fois plus hautes. La raison ne tient pas à l'âge mais à l'époque : une femme de 80 ans a grandi quand les femmes ne fumaient presque pas ; une femme de 55 ans, quand elles fumaient presque autant que les hommes. Chaque génération vieillit avec son tabac. C'est pourquoi les barres des femmes rattraperont celles des hommes, tranche d'âge après tranche d'âge.
Quelques dizaines de cas par tranche d'âge sur la France entière. Or toute case comptant moins de 11 patients est masquée dans le fichier : c'est la règle dite du secret statistique, qui protège l'anonymat. Ces classes d'âge apparaissent donc souvent vides.
Ce graphique compte des personnes soignées à chaque âge, jamais des décès. Deux précautions en découlent :
Impossible à savoir : aucun décès n'est enregistré dans ce fichier, à aucun âge. La question reste entière.
Pas parce que la maladie épargne les plus âgés. Décès, générations qui ont moins fumé et moindre recours au diagnostic s'y mélangent, sans qu'on puisse les distinguer.
Ces prévalences sont brutes, non standardisées sur l'âge. Un territoire à population jeune apparaît mécaniquement épargné : c'est une part importante de l'écart entre l'outre-mer et la métropole.
S'y ajoutent des différences de tabagisme, mais aussi d'accès au diagnostic. Le bouton « à âge égal » applique la correction sur les 65-79 ans, les tranches 65-69, 70-74 et 75-79 regroupées, autour du pic de la maladie vu en question 02 : l'écart entre régions de métropole se resserre, la Corse reste détachée, et l'outre-mer reste loin derrière, signe que la jeunesse de sa population n'explique pas tout.
Deux personnes sur trois sont en traitement, et elles concentrent 95 % de la dépense. Une année de traitement coûte 8,8 fois une année de surveillance.
Tout l'écart se joue à l'hôpital. Il absorbe 69 % de la dépense pendant le traitement, dont 53 % pour les seuls médicaments de la liste en sus. En surveillance, il tombe à 12 %.
Un poste ignore cette frontière, les prestations en espèces : 892 € par personne en traitement, 916 € en surveillance. La fin du traitement arrête les soins, pas la perte de revenu.
| EN TRAITEMENT ACTIF | SOUS SURVEILLANCE | |
| Hospitalisations | 19 458 € | 379 € |
| dont liste en sus | 10 245 € | 1 € |
| Soins de ville | 7 776 € | 1 917 € |
| dont pharmacie | 5 000 € | 1 175 € |
| Prestations en espèces | 891 € | 916 € |
| Total | 28 125 € | 3 212 € |
Près des trois quarts de la hausse tiennent à la bande orange. En dix ans, une personne en traitement est passée de 16 300 à 28 100 € par an ; sur ces 11 800 € de plus, 8 500 viennent de la seule liste en sus, les médicaments hospitaliers assez coûteux pour être facturés en plus du tarif de séjour.
Derrière ce poste, les immunothérapies et thérapies ciblées. Le décollage date de 2017, l'année de leur arrivée dans cette indication : la liste en sus est passée de 10 % à 35 % de la dépense du cancer du poumon.
La courbe s'est stabilisée. Multipliée par six par personne, elle culmine en 2022 (10 973 €) et reflue depuis (10 245 € en 2024). Les autres postes, eux, n'ont pas bougé de la même façon : ×1,5 pour les soins de ville, stable pour les prestations en espèces.
Tous les coûts par personne de cette page sont des moyennes : une dépense totale divisée par un nombre de personnes. Le fichier ne publie jamais la médiane, ni la répartition des montants. Si une minorité de personnes sous traitements très coûteux tire la moyenne vers le haut, la plupart coûtent alors bien moins que le chiffre affiché, et rien ici ne permet de le savoir.
Pas directement : ils sont en euros courants, non corrigés de l'inflation. Une partie de la hausse depuis 2015 reflète la hausse générale des prix, pas davantage de soins.
Extraction, calculs et mise en forme de cette page : Montaine Consulting. Données sources : Assurance Maladie (Cnam), portail data.ameli.fr, jeux effectifs et depenses, sous licence ODbL. Cette page est une lecture des données publiques, elle ne constitue ni un avis médical ni une publication de l'Assurance Maladie.