Montaine ConsultingDonnées ouvertes de santé
Ce que disent les données de l'Assurance Maladie

CANCER DU POUMON

LES DONNÉES UTILISÉES
Assurance Maladie (Cnam) · data.ameli.fr · jeux de données effectifs et depenses · mis à jour le 06/07/2026 · licence ODbL
Des tableaux anonymes de totaux : combien de personnes soignées pour ce cancer, et pour quels montants remboursés, par année (2015-2024), sexe, âge et territoire.
CE QUE CETTE PAGE EN FAIT
Extraction par l'API du portail le 28/07/2026, calculs (évolutions, ratios, comparaison à âge égal) et mise en forme : Montaine Consulting.
01

Combien de patients ?

Personnes prises en charge en 2024
CE QU'IL COMPTE
Toute personne ayant eu au moins un remboursement pour ce cancer dans l'année, en traitement ou en suivi.
CE QU'IL NE COMPTE PAS
Les cancers non diagnostiqués, les personnes sans soin remboursé cette année-là, celles décédées avant.
0,27 %
DE LA POPULATION
+43 %
DEPUIS 2015
Prévalence traitée · France entière · tous âges · data.ameli.fr/effectifs.

De qui parle-t-on ?

Répartition par sexe
Répartition hommes et femmesAnneau montrant la part des hommes et des femmes parmi les personnes prises en charge. 1,37 HOMME POUR 1 FEMME
Hommes
106 960
58 % des personnes
Femmes
78 140
42 % des personnes
Le rapport était de 2,00 hommes pour 1 femme en 2015. Il se resserre d'année en année, l'interprétation habituelle étant le décalage de trois à quatre décennies entre l'entrée des hommes et celle des femmes dans le tabagisme.
Stade de prise en charge
Répartition traitement actif et surveillanceAnneau montrant la part des personnes en traitement actif et sous surveillance. 2,02 EN TRAITEMENT POUR 1 SUIVI
Cancer actif
123 870
67 % · en traitement
Sous surveillance
61 230
33 % · traitement terminé
Deux personnes sur trois sont en traitement actif. Pour les cancers dont on guérit mieux, ce serait l'inverse, la surveillance l'emporterait. Comparer ce rapport d'un cancer à l'autre donne donc une idée du pronostic, sans qu'aucune donnée de survie ne soit publiée.

Une épidémie féminine

Hommes Femmes 2024 · 185 100 personnes, dont 106 960 hommes et 78 140 femmes · 1,37 homme pour 1 femme · +43 % depuis 2015
Calcul de l'année de parité : tendances 2015-2024 des taux corrigés de l'âge, prolongées. L'évolution du tabagisme peut la déplacer.
CE QUE CE JEU DE DONNÉES NE PERMET PAS DE SAVOIR

Ce fichier photographie chaque année un total. Il ne suit personne d'une photo à l'autre. Trois questions naturelles lui échappent donc par construction :

Combien de nouveaux cas chaque année ?

On compte les personnes soignées, pas les diagnostics. Une personne soignée cinq ans est présente sur cinq photos, un nouveau cas n'est pas distingué d'un ancien.

Combien de décès chaque année ?

Une personne qui meurt disparaît simplement de la photo suivante, exactement comme une personne guérie ou restée sans soin cette année-là. Les trois sorties sont indiscernables.

Combien de personnes malades ne sont pas comptées ?

Sans diagnostic, pas de remboursement, donc pas d'existence dans le fichier. Et rien ne permet d'estimer leur nombre.

02

À quel âge ?

Âge du pic de prévalence, chez les hommes
75-79 ans
À cet âge, 1,33 % des hommes sont pris en charge pour un cancer bronchopulmonaire, soit un homme sur 75.
70-74 ans
PIC CHEZ LES FEMMES · 0,72 %
< 40 ans
MALADIE QUASI ABSENTE
Prévalence par classe d'âge · France entière · 2024 · data.ameli.fr/effectifs.
0,10 %
0,08 %
45-49
0,39 %
0,33 %
55-59
1,04 %
0,69 %
65-69
1,26 %
0,72 %
70-74
1,33 %
0,67 %
75-79
1,04 %
0,50 %
85-89
Hommes Femmes Extraits de la courbe complète, disponible classe par classe dans la base.
Pourquoi un tel écart entre hommes et femmes après 75 ans ?

Avant 60 ans, les barres des deux sexes sont presque à la même hauteur. Après 75 ans, celles des hommes sont deux fois plus hautes. La raison ne tient pas à l'âge mais à l'époque : une femme de 80 ans a grandi quand les femmes ne fumaient presque pas ; une femme de 55 ans, quand elles fumaient presque autant que les hommes. Chaque génération vieillit avec son tabac. C'est pourquoi les barres des femmes rattraperont celles des hommes, tranche d'âge après tranche d'âge.

Avant 40 ans, des effectifs sous le seuil de publication

Quelques dizaines de cas par tranche d'âge sur la France entière. Or toute case comptant moins de 11 patients est masquée dans le fichier : c'est la règle dite du secret statistique, qui protège l'anonymat. Ces classes d'âge apparaissent donc souvent vides.

CE QUE CE JEU DE DONNÉES NE PERMET PAS DE SAVOIR

Ce graphique compte des personnes soignées à chaque âge, jamais des décès. Deux précautions en découlent :

Ce cancer est-il plus meurtrier jeune ou âgé ?

Impossible à savoir : aucun décès n'est enregistré dans ce fichier, à aucun âge. La question reste entière.

Pourquoi les barres redescendent-elles après le pic ?

Pas parce que la maladie épargne les plus âgés. Décès, générations qui ont moins fumé et moindre recours au diagnostic s'y mélangent, sans qu'on puisse les distinguer.

03

Des régions plus touchées ?

Région la plus touchée · Corse
0,45 %
Deux fois la prévalence francilienne. Au niveau départemental, la Haute-Corse culmine à 0,46 %.
0,22 %
ÎLE-DE-FRANCE, LE MINIMUM MÉTROPOLITAIN
0,02 %
MAYOTTE, LE MINIMUM NATIONAL
Prévalence brute, tous sexes, tous âges · 2024 · data.ameli.fr/effectifs.
20152024
Carte des 18 régions françaisesPrévalence par région sur l'année affichée, du crème (plus faible) au rouge foncé (plus élevée). Les valeurs de chaque région sont reprises dans le tableau qui suit la carte.GuadeloupeMartiniqueGuyaneLa RéunionMayotte
0 %
0,45 %
Survolez une région ou une ligne du tableau, chacune met l'autre en avant. Le curseur fait défiler les années 2015 à 2024. Toutes les tranches sont des regroupements calculés comme le 65-79 (les cases masquées y comptent pour zéro, sous-estimation de moins de 11 patients par case, régions grises = entièrement masquées). L'échelle de couleur est propre à chaque vue mais fixe sur les dix ans, pour voir l'évolution réelle en glissant.
PRÉCAUTION DE LECTURE

Ces prévalences sont brutes, non standardisées sur l'âge. Un territoire à population jeune apparaît mécaniquement épargné : c'est une part importante de l'écart entre l'outre-mer et la métropole.

S'y ajoutent des différences de tabagisme, mais aussi d'accès au diagnostic. Le bouton « à âge égal » applique la correction sur les 65-79 ans, les tranches 65-69, 70-74 et 75-79 regroupées, autour du pic de la maladie vu en question 02 : l'écart entre régions de métropole se resserre, la Corse reste détachée, et l'outre-mer reste loin derrière, signe que la jeunesse de sa population n'explique pas tout.

LES 18 RÉGIONS · PRÉVALENCE BRUTE · 2024
Corse0,45 %
Occitanie0,32 %
Grand Est0,32 %
Nouvelle-Aquitaine0,32 %
Provence-Alpes-Côte d'Azur0,31 %
Normandie0,31 %
Bourgogne-Franche-Comté0,30 %
Bretagne0,29 %
Centre-Val de Loire0,28 %
Hauts-de-France0,27 %
Auvergne-Rhône-Alpes0,26 %
Pays de la Loire0,25 %
Île-de-France0,22 %
La Réunion0,12 %
Martinique0,12 %
Guadeloupe0,10 %
Guyane0,07 %
Mayotte0,02 %
04

Combien ça coûte ?

Dépenses remboursées en 2024
3,68 Md€
Tous postes confondus : hospitalisations (66 % du total), soins de ville et prestations en espèces.
19 884 €
DÉPENSE MOYENNE PAR PERSONNE ET PAR AN
×2,5
DÉPENSE TOTALE DEPUIS 2015
Montants remboursés · France entière · 2024 · data.ameli.fr/depenses.
En traitement actif
2024 · 3,48 Md€ · 28 125 € par personne
Hospitalisations
69 %
2,41 Md€
Soins de ville
28 %
0,96 Md€
Espèces 3 %
dont liste en sus1,27 Md€
dont pharmacie0,62 Md€
Sous surveillance
2024 · 197 M€ · 3 212 € par personne
Hôpital
12 %
23 M€
Soins de ville
60 %
117 M€
Espèces
29 %
56 M€
dont pharmacie72 M€
Chaque barre couvre 100 % de la dépense de sa situation : les largeurs comparent des parts, les montants sont dans les libellés. Bande inférieure de chaque barre : la part des médicaments à l'intérieur de leur poste, à la même échelle. Ventilation « actif » / « sous surveillance » de la colonne patho_niv3 du jeu de données depenses.
CE QUE DISENT CES DEUX BARRES · 2024

Deux personnes sur trois sont en traitement, et elles concentrent 95 % de la dépense. Une année de traitement coûte 8,8 fois une année de surveillance.

Tout l'écart se joue à l'hôpital. Il absorbe 69 % de la dépense pendant le traitement, dont 53 % pour les seuls médicaments de la liste en sus. En surveillance, il tombe à 12 %.

Un poste ignore cette frontière, les prestations en espèces : 892 € par personne en traitement, 916 € en surveillance. La fin du traitement arrête les soins, pas la perte de revenu.

L'évolution des postes de dépense

En traitement actif· en euros par personne et par an
Dépense annuelle par personne en traitement actif, 2015 à 2024Histogramme empilé des postes de dépense (hôpital, dont liste en sus, ville, dont pharmacie, indemnités journalières), en euros par personne et par an.
Sous surveillance· même unité, échelle agrandie huit fois
Dépense annuelle par personne sous surveillance, 2015 à 2024Même découpage que le graphique précédent, sur une échelle agrandie huit fois.
cliquer une année pour actualiser les barres et le tableau
CE QUE COÛTE UNE PERSONNE EN 2024, PAR POSTE
EN TRAITEMENT
ACTIF
SOUS
SURVEILLANCE
Hospitalisations19 458 €379 €
dont liste en sus10 245 €1 €
Soins de ville7 776 €1 917 €
dont pharmacie5 000 €1 175 €
Prestations en espèces891 €916 €
Total28 125 €3 212 €
UN SEUL POSTE EXPLIQUE LA HAUSSE

Près des trois quarts de la hausse tiennent à la bande orange. En dix ans, une personne en traitement est passée de 16 300 à 28 100 € par an ; sur ces 11 800 € de plus, 8 500 viennent de la seule liste en sus, les médicaments hospitaliers assez coûteux pour être facturés en plus du tarif de séjour.

Derrière ce poste, les immunothérapies et thérapies ciblées. Le décollage date de 2017, l'année de leur arrivée dans cette indication : la liste en sus est passée de 10 % à 35 % de la dépense du cancer du poumon.

La courbe s'est stabilisée. Multipliée par six par personne, elle culmine en 2022 (10 973 €) et reflue depuis (10 245 € en 2024). Les autres postes, eux, n'ont pas bougé de la même façon : ×1,5 pour les soins de ville, stable pour les prestations en espèces.

CE QUE CE JEU DE DONNÉES NE PERMET PAS DE SAVOIR
Que cache une moyenne ?

Tous les coûts par personne de cette page sont des moyennes : une dépense totale divisée par un nombre de personnes. Le fichier ne publie jamais la médiane, ni la répartition des montants. Si une minorité de personnes sous traitements très coûteux tire la moyenne vers le haut, la plupart coûtent alors bien moins que le chiffre affiché, et rien ici ne permet de le savoir.

Ces montants sont-ils comparables dans le temps ?

Pas directement : ils sont en euros courants, non corrigés de l'inflation. Une partie de la hausse depuis 2015 reflète la hausse générale des prix, pas davantage de soins.

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Montaine Marteau
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Extraction, calculs et mise en forme de cette page : Montaine Consulting. Données sources : Assurance Maladie (Cnam), portail data.ameli.fr, jeux effectifs et depenses, sous licence ODbL. Cette page est une lecture des données publiques, elle ne constitue ni un avis médical ni une publication de l'Assurance Maladie.

Mise à jour
29 juillet 2026